From the recording Les Trilogies Celtiques, Vol.4
Lyrics
1
LE NARRATEUR
Bien avant que la religion des druides n'arrive ici,
Le Peuple des Fées vivait en pays béni.
Sur les rivages de la mer intérieure, il s'épanouissait,
Se nourrissait de fruits,
Et le cerf, il chassait.
La Mère de la Tribu apprit aux cerfs à se dévouer,
À mourir pour la Tribu, à se sacrifier.
Mais en échange de ce don précieux,
Un homme devait risquer sa vie, audacieux,
Au milieu des cerfs, en terrain dangereux.
ARTHUR
Je me souviens
A peine de mon corps peint
Enduit de graisse de cerf
Le dos recouvert
D'une peau de bête
Tout juste dépecée
Sur ma tête,
Une ramure de cerf
Accrochée
2
ARTHUR
Dans la pénombre,
La prêtresse leva les mains au ciel
Pour étendre sa bénédiction
À la terre entière
Elle cria pour libérer
Son énergie sacrée
Alors je bondis dans la vallée
Tous se ruèrent derrière moi en hurlant,
Dévalant la colline à la vitesse du vent.
A la recherche du Roi-Cerf, telle une cohorte endiablée,
Comme des chiens traquant un gibier affolé.
CHORUS
Que suis-je en train de devenir ?
Mon destin n'est plus entre mes mains
Dans ma tête résonnent les rires
Les rires de Merlin
3
ARTHUR
Soudain, le tumulte cessa,
Le Roi-Cerf immobile se tenait là
La tête levée, reniflant le vent
Conscient d'une présence
Ennemie à courte distance
À quatre pattes et sur deux pieds,
Nous ne formions plus qu'un, lui et moi
Au choc de nos ramures affûtées
De nos bois de combat
Puis ma lame jeta un éclair
Avant de rencontrer son flanc,
Et le sang ruissela, jaillissant,
À grands flots sur la terre.
Les hommes de la Tribu déposèrent
Sur mes épaules, la peau du Roi-Cerf
Alors je fus reconnu
Comme le Grand Cornu
CHORUS
4
ARTHUR
Puis nos deux corps s'unirent dans les ténèbres
Brûlant d'un désir sans trêve
Sous un clair de lune inondé
De brumes rosées.
On va bientôt venir me chercher
Pour me ramener dans mon pays,
Où je devrai prendre une épée
Et prêter serment pour la vie.
Je ne vous reverrai peut-être plus dès demain
Car vous êtes prêtresse d'Avalon
Et je dois défendre le peuple chrétien
Contre les envahisseurs Saxons.
De vous seulement j'aurai connu la fièvre
Au bord des ténèbres, au seuil de la lumière.
Longtemps de vous, je me souviendrai
Mais j'ai l'impression de déjà vous connaître
Morgane ?... Morgane ! Je suis Arthur, ton frère !
Qu'avons-nous donc fait ?
